Architectures de l’Inde
« Lorsque l’on tente de brosser un tableau impressionniste de la société et de la culture indiennes contemporaines, on ne peut manquer de faire appel au concept de culture, si difficile à définir que T.S. Eliot eut la prudence d’intituler l’ouvrage qu’il consacra à ce thème : Notes Towards the definition of Culture. Vingt-cinq plus tard, Georges Steiner se montra tout aussi circonspect lorsqu’il choisit d’ajouter un sous-titre à son ouvrage Dans le château de Barbe Bleue : « Notes pour une définition de la culture. »… Quand je pense à l’Inde, j’évoque des idli fumants et du chutney de noix de coco très relevé servis au petit déjeuner, d’ondoyantes jeunes femmes aux saris couleur de paradis, des foules de travailleurs sortant d’un train brun et ocre. J’entends le grondement de l’océan bleu moucheté de blanc qui s’écrase sur les plages de sable, le silence et l’immobilité immaculée des sommets enneigés, la cacophonie de la circulation urbaine. J’imagine le soleil qui se reflète sur le marbre et la pierre de nos plus grands monuments, la pluie violente et régénératrice qui se déverse sur les plaines parcheminées, la brise qui fait frissonner les jeunes tiges dans les rizières de mon village. Je me rappelle cette sensation d’unité retrouvée que j’éprouve chaque fois que je reviens chez moi et que je me tiens face au soleil. »
Shashi Taroor, L’Inde d’un millénaire à l’autre
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